31/07/2013

Roi Baudouin: une disparition inattendue : suite !

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Belgique :
 

 

Dans la soirée du 31 juillet 1993 basculait encore le destin royal de la Belgique. Notre cinquième souverain, le roi Baudouin,

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décédait à la villa “Astrida” à Motril. Dix jours auparavant, il avait encore présidé les cérémonies de la Fête nationale, et lorsqu’il avait pris congé du Premier ministre, Jean-Luc Dehaene, ainsi que d’Albert, son frère, et Paola, sa belle-sœur, rien ne laissait présager que c’était leur ultime rencontre.

Quelques heures plus tard, le couple royal s’était envolé pour l’Andalousie et des vacances méritées censées durer jusqu’au début septembre.

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A Motril, Baudouin aimait se reposer après une année de travail souvent chargée. Avec Fabiola, il goûtait au repos et aux promenades. Le Roi lisait beaucoup mais scrutait aussi les étoiles, sa grande passion. Et le couple faisait beaucoup de vélo, ce qui l’avait amené à nouer moult contacts avec les habitants du cru.

Cet été-là, l’Andalousie connaissait, comme souvent, une chaleur oppressante.

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Le Roi, qui aurait dû fêter son 63e anniversaire le 7 septembre, était fatigué. Le vendredi 30 juillet, comme le rapporta le cardinal Suenens dans son livre “Le roi Baudouin. Une vie qui nous parle”, Baudouin avait accompagné son épouse pour acheter des chaussures. Il était revenu complètement épuisé de ces emplettes.

En ce 31 juillet, vers 18 heures, il avait rejoint la terrasse du premier étage pour lire. La Reine avait commencé à préparer le dîner. Vers 20 heures, elle donna trois coups de sonnette. D’habitude, le Roi la rappelait pour lui faire savoir qu’il arrivait. Mais ce soir-là, rien…

Vers 21 heures, la Reine inquiète envoya à sa rencontre l’officier d’ordonnance (et futur chef de la Maison militaire du Roi), le major Jozef Van den put. C’est lui qui découvrit le Roi inanimé. Aussitôt, l’alerte fut donnée.

La Reine appela le Dr Carlos Aguado, spécialiste des maladies cardio-vasculaires, qui résidait à 300 m de la villa royale. Alors qu’un hélicoptère était demandé, ce médecin tenta de ranimer Baudouin, avec l’aide d’un collègue et d’une infirmière. Ils s’affairèrent pendant près de cinquante minutes. En vain. Fabiola, accompagnée d’une nièce, ferma alors les yeux de son mari, lequel fut transféré dans la chambre du couple. Selon un des médecins, la Reine fit preuve de beaucoup de courage, s’occupant elle-même des formalités. Elle demanda qu’on ne divulgue pas la terrible nouvelle avant que les instances belges en soient informées.

Vers 22h30, le roi Juan Carlos d’Espagne et son épouse, la reine Sophie, amis proches des Souverains belges, appelèrent la Reine pour lui présenter leurs condoléances. Ils interrompirent aussi leurs vacances pour saluer la dépouille du Roi, à Motril, avant de participer à son transfert vers l’aéroport de Grenade, où était attendu un appareil de la Force aérienne belge en vue du rapatriement de la dépouille.

Le Premier ministre Jean-Luc Dehaene, qui assistait à un match de football à Bruges, fut lui aussi prévenu très rapidement, tout comme le prince Albert et la princesse Paola, qui se trouvaient, eux, dans le Midi de la France, chez des amis.

La nouvelle surprit totalement les Belges car si le Roi avait eu quelques sérieux problèmes de santé, on l’en croyait parfaitement rétabli. Du reste, dans une de ses allocutions, il s’était “réjoui de servir son pays pendant de nombreuses années encore” .

Deux opérations en un an

La première alerte était survenue quelques semaines après la célébration des 60 ans du Roi et de ses quarante ans de règne. Le 23 août 1991, il avait subi, avec succès, une prostatectomie aux cliniques universitaires Saint-Luc. L’intervention avait été réalisée à la suite du développement d’une tumeur maligne dans la prostate.

Puis, le vendredi 13 mars 1992, le Palais annonçait que le Roi souffrait “d’un essoufflement inhabituel à l’effort, requérant des examens médicaux complémentaires” .

Cinq jours plus tard, Baudouin subissait une importante intervention chirurgicale à l’hôpital Broussais, à Paris. Une opération qui consista en une réparation de la valve mitrale du cœur atteinte de la maladie de Barlow avec présence de calcification. Le Roi avait plutôt bien supporté l’épreuve car, quelques mois plus tard, il partait en visite d’Etat en Corée du Sud. Un déplacement long et fatigant. Pourtant, à l’autre bout du monde, Baudouin parut en excellente forme tout comme il l’était lors de sa dernière visite officielle à l’étranger, aux Pays-Bas.

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